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dimanche 13 septembre 2009

La catastrophe de Courrières: Cette semaine à la télé!

C'était 1099 morts dans une mine du Nord-Pas-de-Calais le 10 Mars 1906

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Courri%C3%A8res

.......La catastrophe provoqua une crise politique et un mouvement social qui déboucha sur l'instauration du repos hebdomadaire........

lundi 7 janvier 2008

Histoire de tete de ......çons

Quel interet de conserver cette relique?


.........La décision du maire de Rouen, Pierre Albertini, de restituer à la Nouvelle-Zélande une tête de guerrier maori tatouée et momifiée semblait consensuelle. Il s'agissait d'un geste d'apaisement, précise l'élu, et d'une condamnation du commerce de restes humains datant de l'époque coloniale..............

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81217

dimanche 23 décembre 2007

Ducros ne se décarcassera plus

Ben oui il est mort hier

Gilbert Ducros, fondateur du groupe Ducros célèbre pour ses épices et aromates, est mort hier à l’âge de 79 ans, a annoncé sa famille. Gilbert Ducros avait créé en 1963 une société de négoce en vrac de produits et aromates provençaux, poivres et épices.

REST IN PEACE

Acouphènes Troubles qui pourrissent la vie

A mon avis on peut regarder ça de prét, mais cela peut etre une formidable opération de promo du bouquin , vu que le support est le complément télé du groupe de presse (je sais pu lequel)

Les acouphènes ? Ce sont ces bourdonnements, ces sifflements, ces bruits de moteur qui semblent installés dans vos oreilles. Il y a bien quelques « trucs » : des extraits de plantes, un sirop ou des granules homéopathiques... Si vous les avez testés en vain, il reste un espoir ! La méthode Maria Holl, inédite en France, semble efficace chez huit personnes sur dix.

Cinq minutes par jour

Le programme de Maria Holl repose sur la pratique d'exercices quotidiens, à faire dans un ordre bien défini, en abordant une nouvelle leçon toutes les deux ou trois semaines. Il suffit de quelques minutes par jour. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces exercices n'agissent pas sur les muscles, ni sur la circulation sanguine ou encore sur les organes.

Un livre et un CD pour vous guider

Acouphènes : coupez-leur le sifflet

Mise au point récemment une technique les apprivoise
sont des attitudes, des mouvements ou bien des techniques respiratoires venus pour la plupart de Chine. Vieux de plusieurs millénaires, ils sont destinés à équilibrer le système énergétique. Évidemment, tout cela peut vous paraître « chinois », car tellement éloigné de notre culture occidentale... Mais, si cela peut vous aider à
Sa méthode, Maria Holl l'a parfaitement décrite dans un livre accompagné d'un disque (Soulager les acouphènes, Editions Josette Lyon). Les personnes souffrant d'acouphènes peuvent ainsi la mettre en œuvre chez elles, seules. Guidé pas à pas, le lecteur sera sans doute surpris au premier abord... Il est par exemple demandé, pour commencer, de lire l'ouvrage dans son intégralité, puis de dédier les exercices à une personne qui compte. On peut alors raisonnablement s'interroger sur le sérieux de la technique ! Mais, au fil des leçons, les acouphènes se font de plus en plus supportable, et c'est bien là le but recherché. Si vous comptez deux à trois semaines par leçon et douze leçons, il vous faudra environ six mois pour retrouver la tranquillité auditive. Quand une leçon est bien acquise, vous pouvez écouter l'une des plages du CD qui reprend des exercices-clés de la méthode sur fond musical. Et vous offrir ainsi 25 minutes de relaxation. O
SOPHIE LACOSTE

lundi 10 décembre 2007

Qui EST JESSE LIVERMORE?

BOURSE ET FINANCE

Pour Jesse Livermore, la Bourse est un métier à part entière... Livermore est surtout attentif aux leaders de chaque secteur. Lorsque ces leaders arrêtent de battre des records et commencent à décrocher, c'est un signal que la Bourse dans son ensemble est en danger. C'est la méthode qu'il utilisa en 1907 et 1929. Livermore conseille toujours de liquider une position lorsque la perte atteint 10%. Une règle simple mais qui est aussi sa règle la plus importante. «Si le cours perd 10%, c'est que vous avez fait une erreur de jugement en achetant cette action. Inutile de poursuivre dans l'erreur.» Par contre, laissez monter vos actions jusqu'à ce que vous ayez une bonne raison de vendre. Et si vous avez doublé votre capital, il est prudent de mettre 50% des bénéfices de côté... Livermore s'intéresse surtout aux pivots de retournement qui signalent le moment opportun pour spéculer. Ils interviennent dans des volumes sans cesse grandissants «dans un climat acheteur que vient assombrir un torrent de ventes ou vice versa». La guerre entre acheteurs et vendeurs pousse alors le cours à changer de direction. C'est le début d'une nouvelle tendance. Un retournement survient souvent lorsqu'un plus haut par rapport aux jours précédents est atteint en séance dans de gros volumes mais que finalement l'action termine plus bas que lors de la séance précédente. r M.L.

19/05/2007 en page 16
Copyright © L'Echo

dimanche 25 novembre 2007

Yémen: jugé pour avoir osé parler d'une guerre oubliée

Par François-Xavier Trégan (Journaliste) 12H30 25/11/2007

(De Sanaa) "Diffusion et publication d’informations susceptibles d’affaiblir le moral de l’armée": cette accusation pourrait coûter la vie à Abd al-Karim al-Khaiwani, poursuivi par la Cour de sûreté de l’Etat, à Sanaa. La justice réproche à ce journaliste yéménite sa narration trop détaillée de la guerre de Saada. Depuis 2004, le groupe chiite modéré de la Jeunesse croyante affronte les autorités armes à la main dans ce gouvernorat du Nord du pays.

Al-Khaiwani n’est pas seulement mis en accusation pour avoir fait son travail de journaliste: il tombe aussi sous le chef d’accusation d’activités terroristes, pour ses relations présumées avec le groupe de rebelles. En fait, sa couverture du conflit a fourni un argument aisé pour ceux qui ne supportent que modérément ses nombreuses enquêtes sur la corruption ou la redistribution des revenus pétroliers... Alors que Reporters sans frontières a récemment demandé l'abandon des poursuites, Al-Khaiwani est devenu le symbole de la liberté d’expression dans un pays où le pouvoir a du mal à accepter la contradiction.

Accusé de pactiser avec les rebelles

Saada est une guerre qui ne dit pas son nom. Les combats, récurrents depuis juin 2004, ont repris avec intensité en janvier 2007. Le gouvernement yéménite a alors décrété un embargo médiatique sur ce conflit, qui se déroule aux portes de l’Arabie Saoudite, à 200 km au nord de Sanaa. Un cessez le feu, fragile, a été conclu l’été dernier. Dans ce contexte, parler de la guerre oubliée de Saada revient à franchir une ligne rouge.

Une ligne qu'Al-Khaiwani, reporter pour le journal al-Choura, proche de l'opposition, n’a pas hésité à franchir. Officiellement, la justice ne l’accuse pas d’avoir porté dans la lumière les nombreuses zones d’ombres qui entourent les opérations militaires en cours dans ce gouvernorat du Nord. Elle ne l’accuse pas non plus d’avoir dénoncé les exactions commises par les forces de sécurité, et dont les populations civiles auraient été les premières victimes.

Elle lui reproche plus simplement d’avoir pactisé avec les rebelles chiites, en portant à la connaissance du public la face cachée du conflit, patinée d’allégeances en tous genres et de manoeuvres corruptrices. Pire, Khaiwani est suspecté d’être un agent de l’ennemi, ses articles étant associés à la promotion complice des idées et des motivations du groupe chiite. On l’accuse donc d’être un membre de la cellule dite "de Sanaa", destinée à frapper la capitale. Il comparaît ainsi aux côtés de 14 autres prévenus.

Articles à charge contre de hautes personnalités de l'Etat

Cela fait beaucoup pour un seul homme, reconnaît un de ses conseillers juridiques, Khaled Anisi, qui avoue ne plus trop savoir quel est aujourd’hui le principal chef d’accusation qui pèse contre Khaiwani. Ce dernier sourit presque de la situation. Officiellement, il se retrouve devant la cour de sûreté pour avoir reçu, d’un contact à Saada, un CD de photographies sur le conflit. Pour la justice, cela démontre l’étroitesse des liens coupables du journaliste avec les rebelles... Mais lorsque le juge a, dans le cadre de l'enquête, interrogé Khaiwani, il n’a été question que d’articles non publiés, tous à charge, contre les plus hautes personnalités de l’Etat... "On veut me présenter au Yémen comme un traitre, et à l’étranger comme un terroriste", résume Al-Khaiwani. Un argument qui peut trouver preneur sur la scène internationale, sensible à l’unité et à la sécurité du pays.

Khaiwani supporte depuis maintenant trois années intimidations, emprisonnements, violences et pressions en tous genres pour le faire taire. Il se sent en danger, et a d’ores et déjà publiquement rendu responsable le président Saleh de toute atteinte éventuelle à sa vie ou à celle des membres de sa famille. Son journal, après avoir été suspendu, est reparu en adoptant un phrasé plus favorable à l’action du gouvernement....et hostile à son ancien rédacteur en chef.

Al-Khaiwani est devenu une cible pour la Cour de Sûreté de l’Etat. La compétence juridique de cette cour, comme le bienfondé des poursuites, sont fortement contestés par ses trois avocats et nombre d’associations de défense de la liberté de l’information dans le monde. Ses défenseurs en appellent aujourd’hui à la Cour suprême. La nouvelle audience, initialement prévue le 11 novembre, a été ajournée à ce dimanche. Avant d'être à nouveau ajournée.

"Le bouc devenu Pharaon"

Le journaliste n’en a pas pour autant modifié son verbe, malgré la fatigue et une santé fragile. Il dénonce, sobrement, les manoeuvres politiques et policières qui entourent son procès. Oui, il reconnaît ses relations avec les rebelles, mais dans une stricte mission d’investigation. Non, il ne se reconnaît pas dans le portrait de suppôt du terrorisme que s’évertue à brosser l’accusation (le nouveau juge est réputé peu favorable aux journalistes).

Doté d'un solide sens de l'humour, Al-Khaiwani souligne le cocasse d’un procès qui vise à instruire, sans le dire, un article estimé hautement coupable bien que non publié... Nom de la contribution: "Le bouc devenu Pharaon". Objet de la contribution: les trente années de pouvoir du Président. Morale de l’histoire: l’article n’a pas plu.

Déjà condamné en septembre 2004 à un an d’emprisonnement pour diffamation, Al-Khawaini avait été grâcié par le président Saleh six mois plus tard. De nouveau arrêté en juin dernier, il avait bénéficié, fin juillet, d’une libération provisoire pour raisons de santé. Avant d’être enlevé, de subir des violences et des menaces de mort de la part d’inconnus aux allures d’agents des services de la sécurité. Inconnus qui lui brisèrent un doigt de la main gauche. Il venait de publier une enquête sur les conditions de détention des prisonniers au Yémen dans l’hebdomadaire Al-Nida. Al-Khaiwani ne peut aujourd’hui quitter le territoire.

Pour Khaled Anisi, par ailleurs responsable de l’ONG yéménite de défense des droits de l’Homme HOOD, Al-Khaiwani devrait être condamné... avant une amnistie présidentielle qui offrirait des gages de bonne gouvernance à la communauté internationale.

Le journaliste, lui, entrevoit l'avenir avec plus de craintes et redoute une lourde condamnation. Ou, pire, un stupide accident de voiture... Ali Abdallah Saleh a tout récemment rappelé, dans un discours à Aden, le 16 octobre, qu’il existait de nombreux moyens pour faire valoir ses opinions sans recourir à la violence, dont la presse. Un conseil que s’emploie à suivre Abd al-Karim al-Khaiwani depuis longtemps.

http://www.rue89.com/2007/11/25/yemen-juge-pour-avoir-ose-parler-dune-guerre-oubliee

dimanche 11 novembre 2007

Ce visage m'angoisse

BESLAN c'est pas clair!

Larmes et colère pour l'anniversaire de la prise d'otages de Beslan

Des larmes ont coulé et des questions douloureuses ont de nouveau été lancées samedi à Beslan, dans le Caucase russe, pour le troisième anniversaire de la prise d'otages dans une école de cette ville, qui s'est achevée sur un bilan de 332 morts dont 186 enfants.

La principale cérémonie commémorative a débuté lorsque des cloches ont sonné le glas près des ruines de l'Ecole numéro un de Beslan, petite ville de la république russe d'Ossétie du Nord, théâtre il y a trois ans de la prise d'otages la plus meurtrière de l'histoire.

Une cérémonie devait aussi avoir lieu samedi à Moscou.

Le 1er septembre 2004, un commando réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie prenait d'assaut l'école, le jour de la rentrée des classes, et prenait en otages plus de 1.000 personnes. Trois jours plus tard, après un assaut controversé des forces de l'ordre, le bilan était de 332 morts parmi les otages, dont 186 enfants.

Aux sons d'une musique funèbre, plus de 3.000 personnes se sont rassemblées sur le site de la tragédie, tenant des bougies et déposant des fleurs dans la carcasse calcinée du gymnase où les otages avaient été enfermés par les ravisseurs.

Des portaits de victimes étaient accrochés dans les ruines, ainsi que des pancartes portant l'expression de la colère que l'issue sanglante de la crise provoque encore aujourd'hui en Ossétie du Nord.

"Les autorités sont impardonnables d'avoir permis Beslan", déclarait l'une de ces pancartes. "Le Service fédéral de sécurité et le ministère de l'Intérieur sont responsables du terrorisme", affirmait une autre.

Une commission d'enquête du Parlement russe a conclu en décembre 2006 que les actions des forces spéciales russes n'avaient pas constitué un danger pour les otages. Elle a déclaré que c'étaient bien les terroristes et non les forces spéciales qui avaient fait exploser l'école.

Mais les proches des victimes et de nombreux Russes continuent de penser que les autorités ont caché une partie des faits entourant la prise d'otages et son dénouement. Ils protestent contre le fait que personne, à l'exception du seul survivant des 32 membres du commando, n'ait été puni.

Trois policiers locaux ont été déclarés coupables de négligence, mais une amnistie leur a été accordée cette année.

"Trois ans après, nous sommes moins nombreux, mais nous trouverons quand même la vérité", a déclaré à l'AFP Soussana Doudieva, qui a perdu son fils de 13 ans dans la prise d'otages et dirige le Comité des mères de Beslan.

Boris Gryzlov, qui dirige le parti Russie unie, au pouvoir, et Dmitri Kozak, représentant régional de la présidence russe, ont déposé des fleurs dans l'école et devaient prendre la parole plus tard dans la journée.

Mme Doudieva a déclaré que le Comité des mères de Beslan avait demandé à les rencontrer et qu'il organiserait une manifestation s'ils refusaient.

Des journaux russes et des enquêteurs indépendants ont fait état d'une série d'erreurs de la part des autorités locales et fédérales, qui n'auraient pas réagi à des indications des services de renseignement et auraient mené avec incompétence la tentative de libération des otages.

Les autorités déclarent que les forces de sécurité ont dû lancer l'assaut lorsque l'une des bombes posées par le commando à l'intérieur de l'école a explosé.

De nombreux survivants affirment au contraire que ce sont des soldats qui ont déclenché l'affrontement avec le commando en tirant une grenade incendiaire, un engin destructeur qui a provoqué la chute d'une partie du toit de l'école et la mort d'une partie des victimes

http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp?NewsItem_value=070901075324.7twe3r5w.xml

IRAK PENTAGONE ARMES

Le Pentagone a perdu trace d'un tiers des armes distribuées aux forces irakiennes

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-942163,0.html?xtor=RSS-3208

LEMONDE.FR | 06.08.07 | 10h39 • Mis à jour le 06.08.07 | 10h44

Le Pentagone ignore ce que sont devenus 190 000 fusils d'assaut Kalachnikov ainsi que des pistolets fournis en 2004 et 2005 aux forces de sécurité en Irak, selon un rapport fédéral officiel décrypté, lundi 6 août, par le Washington Post. Le quotidien américain suppose que ces armes ont pu tomber entre les mains des insurgés qui combattent les troupes américaines.

Le rapport, qui émane du Gouvernment accountability office (GAO) – l'équivalent de la Cour des comptes – souligne que l'Etat major de l'armée américaine a perdu trace de 30 % des armes distribuées aux forces irakiennes entre 2004 et début 2007. Jusqu'à présent, seules 14 000 armes manquaient à l'inventaire, selon un rapport rendu public en 2006 par l'inspecteur général américain pour la reconstruction de l'Irak.

"UN ENNEMI ÉQUIPÉ PAR LES CONTRIBUABLES AMÉRICAINS" ?

Le GAO estime que les Etats-Unis ont dépensé 19,2 milliards de dollars (13,8 milliards d'euros) pour financer les forces de sécurité irakiennes depuis 2003, dont au moins 2,8 milliards d'équipement. L'instance de contrôle de l'administration fédérale juge que la distribution des armes s'est faite à l'aveuglette et dans l'urgence, notamment en 2004 et 2005, lorsque l'entraînement des forces de sécurité était supervisé par le général David H. Petraeus, devenu depuis commandant en chef des forces américaines en Irak.

Le Pentagone n'a pas contesté les conclusions du GAO. Le Washington Post finit lui sur ces mots : "Même si les contrôles ont été resserrés depuis 2005, l'incapacité des Etats-Unis à suivre la trace de ces armes, en utilisant par exemple leur numéro de série, fait qu'il est impossible pour l'armée américaine de savoir si elle combat un ennemi équipé par les contribuables américains."

Le Monde.fr

Ecolo langue de bois

La conscience vue du ciel


AMI, as-tu « réduit ton impact » ? As-tu songé à « compenser tes émis­sions » ? Consultes-tu régu­lièrement ton « éco-comparateur » ? Non ? Pas encore ? Mais alors... alors tu n'es pas un véritable ami de la pla­nète ! Introspecte - toi deux mi­nutes et avoue : au fond, tu n'es pas en paix avec toi-même. Tu sais bien qu'en tant que Français moyen tu émets chaque année l'équi­valent de 2,7 tonnes de CO,, c'est plus que ce que la Terre peut absorber par an et par personne, c'est trop : tu ré­chauffes la planète. Et tu restes les bras ballants ?

Heureusement, Yann Arthus-Bertrand est là.

Un jour, le célèbre photo­graphe vu du ciel a pris conscience que son métier n'était « pas sans impact sur le réchauffement de la pla­nète ». Il faut dire que ça fait trente ans qu'il sillonne les airs en avion et hélico pour prendre ses fameuses photos : question émission de CO2, il enfonce donc largement le Français moyen. L'ami de la planète en lui a fini par se sentir mal. Du coup, il a créé l'association Goodplanet et son programme « Air Car­bone ». Une idée tellement belle qu'elle a séduit la SNCF et tout récemment Air France (« L'Express », 31/5).

La chose est simple : grâce à l'éco-calculateur disponible sur Internet, tu calcules com­bien tu vas émettre de CO2 lors de ton prochain voyage en avion ; si tu dépasses ton quota, tu verseras à « Air Car­bone » (par chèque ou carte bancaire, don déductible des impôts) une somme compen­satoire qui financera une « re-forestation en Colombie », ou des « cuiseurs solaires dans les pays andins », ou la « valorisation de déchets à Ma­dagascar ». Ayant ainsi « compensé », tu te sentiras tout de suite mieux. Super-sympa, non ? D'ailleurs, Ni­colas Hulot, grand voyageur lui aussi, s'y est mis aussi sec. Au X siècle, le trafic des indulgences battait son plein : il suffisait de mettre quelques pièces dans l'escarcelle du curé, et hop, voilà qu'un péché était pardonné ou qu'on vous supprimait des années de purgatoire. Le pape Jean XII (937-964) avait même rédigé le tarif des péchés : l'inceste valait tant, la sodomie tant, la bestialité tant, etc. Raquez pour nous pauvres pécheurs ! Comme le notait Voltaire (1), les indulgences avaient ça d'épatant que « les vendeurs et les acheteurs y trouvaient également leur compte ». Pa­reil aujourd'hui : d'un côté Air France, tout en s'affichant écolo grâce à « Air Carbone », va pouvoir poursuivre sa « stratégie de croissance », acheter de nouveaux avions comme l'énorme A380, trans­porter toujours plus de pas­sagers (70 millions l'an der­nier). Et ces derniers seront d'autant plus enclins à aller faire une virée à Ushuaia et courir le monde qu'ils auront financé des cuiseurs solaires dans les Andes et auront la conscience tranquille. Le Moyen Age avait du bon, fi­nalement.

Jean-Luc Parquet

(1) Dictionnaire philosophique, article « Expiation ».

« Le Canard enchaîné » - mercredi 6 juin 2007 - 5

Jallatte : suicide du fondateur

Jallatte : suicide du fondateur
Samedi, 09 Juin 2007

La France perd un grand patron. Pierre Jallatte s'est suicidé à l'âge de 88 ans. La délocalisation en est la cause.

Pierre Jallatte, 88 ans, fondateur du leader européen de la chaussure de sécurité dont le site du Gard est actuellement menacé de délocalisation, s'est suicidé chez lui hier après-midi d'un coup de carabine.

Pierre Jallatte n'a visiblement pas supporté de démantèlement de son entreprise, qu'il avait fondée en 1947. "C'était un patron à grande gueule mais à grand cœur, pas un financier comme il y a maintenant", a dit Jean-François Anton, délégué CGT de 54 ans qui travaille depuis 1969 sur le site du village cévenol de Saint-Hippolyte-du-Fort. Un drapeau noir a aussitôt été placé à l'entrée de l'usine avec sa photographie. "C'est fréquemment qu'il me disait qu'il souhaitait mourir avant que son usine ferme", a expliqué, très ému, un ancien salarié de 75 ans qui a supervisé la production de Jallatte durant 25 ans, ajoutant : "Il avait très mal vécu [l'annonce de la délocalisation]. Ce n'est pas le premier plan social que les actionnaires nous font. L'usine espagnole avait fermé, l'usine allemande avait fermé, une usine d'Alès avait fermé, et tout ça fait beaucoup."

Petite chronique de la barbarie libérale

Suite à son rachat par JAL, le groupe italien du leader européen de la chaussure de sécurité, l'ensemble de la production devait être délocalisée en Tunisie, sacrifiant au total 287 emplois sur 336, seuls les services administratif et logistique étant maintenus en France. Le mercredi 30 mai, jour de l'annonce de cette délocalisation, les salariés en colère ont fait parler d'eux en séquestrant leurs dirigeants (lire en commentaire). En pleine campagne législative, cette affaire médiatisée avait suscité un tollé dans le monde politique : tous les députés du département étaient montés au créneau, et Nicolas Sarkozy avait même écrit au président du Conseil Général du Gard pour lui indiquer qu'il avait demandé au gouvernement de "réfléchir" à une "stratégie de revitalisation" industrielle et économique du territoire cévenol... La fin de Jallatte est un nouveau coup dur pour le Gard, département touché par une vague de délocalisations de marques emblématiques : les collants Well fin 2006 (300 emplois supprimés), les pianos Pleyel il y a quelques mois (65 emplois supprimés) et des rumeurs autour de l'entreprise Eminence.

Pourtant, hier, les syndicats ont annoncé avoir trouvé un accord avec le propriétaire italien afin de suspendre le projet : "Les actionnaires américains ont décidé de mandater le directeur général France pour présenter un plan alternatif d'ici au 18 juin, afin de conserver une production viable sur les sites gardois", a dit la CGT. Mais son fondateur, lui, n'y a pas cru une seconde et a préféré en finir. Ainsi s'achève l'œuvre de toute une vie : l'ancien patron a choisi de se donner la mort plutôt que de voir ses salariés goûter à la mort… sociale.

Le projet initial du groupe italien Jal prévoyait la suppression de 285 emplois sur les 336 de Jallatte en France, principalement à Saint-Hippolyte-du-Fort et dans la ville d'Alès (Gard). M. Aunos a confirmé à la presse qu'il présenterait un autre projet aux actionnaires de Jal, le 18 juin. Très ému, l'ancien directeur de production Georges Argeliès, 75 ans, a répété samedi les propos qu'il avait tenus à l'annonce du projet de délocalisation, fin mai: "Il y a dix jours, j'ai dit à Giovanni Falco (PDG de Jal, ndlr) et à Joël Aunos qu'ils étaient des voyous, méritant d'être pendus haut et court". "Aujourd'hui, je redis que ce sont eux et les actionnaires qui ont tué Pierre Jallatte, ce sont des assassins, c'est de leur faute s'il n'est plus là!", s'est emporté M. Argelies, qui avait débuté comme ouvrier à la fabrique de "Saint-Hippo" en 1950, avant de superviser la production pendant 25 ans.

Est ce a l'honneur de notre justice?


MERCREDI 23 MAI

Le patron de Total a aboyé pour qu'on lui retire sa laisse

u moment même où la junte au pouvoir en Birmanie pro-i longe d'un an l'assignation à résidence de l'opposante Aung San Suu Kyi, Christophe de Margerie, patron de Total, nous confirme la rumeur selon laquelle il l'aurait secrètement rencon­trée, à deux reprises. Total est accusé d'avoir fermé les yeux sur le travail forcé exigé des villageois par l'armée pour la construc­tion d'un oléoduc - ce que le groupe conteste. Margerie a de­mandé au Prix Nobel de la paix si elle souhaitait un retrait du groupe français. Réponse dilatoire lors de la première rencontre, mais sans ambiguïté lors de la seconde : « Restez, sinon vous serez remplacé par des compagnies chinoises, coréennes ou indiennes, bien moins attentives que Total au respect des droits de l'homme », aurait répondu Aung San Suu Kyi. Mis en examen à deux reprises par le juge Philippe Courroye (sur l'accusation de pots-de-vin versés en Irak et en Iran), Margerie lève un coin du voile sur les conditions de sa première garde à vue. On savait qu'il avait été menotte dans le dos et obligé de se déshabiller pour subir une fouille complète, comme on dit pudiquement. Mais on ne savait pas que le patron de la première entreprise française avait été tenu en laisse et qu'il avait... aboyé jusqu'à ce que les policiers le détachent. Avec son flegme habituel, Christophe Jacquin de Margerie s'est inquiété de savoir si la guillotine était encore en place : « Avec ma parti­cule, il ne faudrait pas qu'on me coupe la tête... » S'il n'a pas raconté publiquement ses mésaventures, ce n'est pas par gêne, mais « par respect pour la justice française ».



90 » CHALLENGES N "82-31 MAI 2007

dimanche 15 avril 2007


J’aimerais comprendre comment ILS s’y prennent pour qu’un petit truand devienne un kamikaze.

Algérie : "Je maudis ceux qui ont fait de mon fils un tueur d'innocents"

Messaouda déborde de colère. Et de tristesse. Son fils est l'auteur de l'attentat à la voiture suicide contre le Palais du gouvernement, mercredi à Alger. " Je maudis tous ceux qui m'ont privé d'une tombe sur laquelle pleurer et me recueillir à la mémoire de mon fils déchiqueté dans l'explosion, et qui restera à jamais sans sépulture ".
Cette mère de famille, la cinquantaine, se tenait debout, les pieds dans la boue du sol détrempé de " la ferme Ben Boulaïd " du quartier d'El-Maqaria, près de Bach Djarah, un des bastions de l'islamisme, dans la banlieue est d'Alger. Elle habite une baraque faite de tôles, de planches et de parpaings dans ce vaste bidonville. Ils vivent dans un dénuement total sans eau courante ni électricité. " Mon fils vivait la plupart du temps à Bourouba chez son père qui m'a délaissée pour se remarier ", poursuit Messaouda. "Il était vendeur de légumes à la sauvette. Agressif avec ses frères et soeurs, il a été au moins 10 fois en prison et n'était pas pratiquant", affirme-t-elle.
La photo de Merouane Boudina, 28 ans, le visage juvénile, découvert, a été mise en ligne par Al-Qaïda sur un site islamiste accompagnant la revendication des deux attentats d'Alger qui ont fait 33 morts et plus de 200 blessés.

Les deux autres kamikazes avaient le visage enveloppé d'un turban. Leur piste n'a pas encore été retrouvée par la police. Le frère cadet de Merouane, Achour (24 ans) reconnaît que son frère kamikaze n'était pas un fervent musulman. " Il avait tout le temps maille à partir avec la police pour des délits de vol et un comportement contraire à l'islam ", ajoute-t-il. " Nous vivons tous dans la pauvreté dans ce bidonville mais cela n'excuse pas ce qu’a fait mon frère et le terrorisme ", ajoute Achour. Le frère aîné du kamikaze, Noureddine, plombier et agent de sécurité, est sûr que " les commanditaires de l'attentat avaient exploité l'ignorance de Merouane".

Edition du 15/04/2007 Le Dauphiné Libéré


C’est toujours plus facile de se servir dans la gamelle quand on tient le couvercle


La Banque mondiale se penche sur l'affaire Wolfowitz


Le conseil d'administration de l'institution internationale devrait prendre "rapidement" une décision sur le scandale qui a éclaté après les révélations sur la généreuse augmentation de salaire accordée par Paul Wolfowitz à une employée.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20070414.OBS1986/la_banque_mondiale_se_penchesur_laffaire_wolfowitz.html

NOUVELOBS.COM | 14.04.2007 | 11:33


Plus Faux Cul je meure !

"Parachutes dorés" : Parisot"frappée de stupeur"

NOUVELOBS.COM | 15.04.2007 | 18:11

"Comme beaucoup de Français j'ai été frappée de stupeur quand j'ai entendu le montant des indemnités de départ de certains dirigeants", affirme la présidente du Medef qui s'oppose cependant à toute législation sur le sujet.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20070415.OBS2137/parachutes_dores__parisotfrappee_de_stupeur.html?idfx=RSS_notr

samedi 14 avril 2007


Si c'est le marché qui le dit!